Voici l'info n°86 et aujourd'hui, elle sera dédiée à une bizarrerie vue sur certains arbres.
Il s'agit de la loupe !
Ces bosses sont tout simplement des tumeurs bénignes qui n'affectent d'aucune manière la croissance de l'arbre.
Même si elles ne sont pas fréquentes, elles se retrouvent néanmoins chez une multitude d'espèces, du séquoia géant au bouleau en passant par les épinettes, le pin blanc, le frêne de Pennsylvanie, les noyers, les cerisiers, l'orme et bien d'autres espèces...
Ces excroissances répondent au nom de loupe. Un mot curieux à première vue, mais qui prend tout son sens quand on apprend que sa racine étymologique signifie «informe.» Si le terme réfère d'abord à un instrument d'optique, il signifie aussi «pierre précieuse présentant un défaut de cristallisation qui rend sa transparence imparfaite», indique le Petit Robert.
Voilà pour la langue française.
Les loupes sont d'origine génétique, affirment certains chercheurs, alors que d'autres estiment qu'elles peuvent être le résultat de blessures ou d'infections de l'écorce voir même d’une piqûre d'insecte.
D'un point de vue botanique, il s'agit d'un désordre perturbant un bourgeon terminal, modifiant ainsi le matériel génétique d'une future branche ou de l'arbre tout entier. Les cellules se développent alors à un rythme accéléré durant toute la vie du végétal, ce qui provoque justement ces excroissances qui peuvent prendre des proportions spectaculaires.
Par exemple, chez un séquoia géant, une de ces loupes atteignait autour de 4 pieds sur 8 (1,20 m, X 2,4 m).
Elles peuvent aussi être minuscules et parfois très nombreuses, autant sur le tronc que sur les branches.
En raison de leur forme particulière et de leur grain très différent de celui du bois «régulier», les loupes sont très prisées en ébénisterie et en sculpture.
On en fait une foule d'objets, dont des tables. Les loupes craquent souvent au séchage et renferment parfois des poches de résine.
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