Pour ce dernier ''Le Saviez-Vous'' de l’année, intéressons-nous à une plante aussi mystérieuse que symbolique : le gui (Viscum album), souvent associé aux fêtes, mais surtout fascinant par sa manière de vivre.
Une plante… qui vit en hauteur !
- Le gui pousse directement sur les branches d’autres arbres : pommiers, peupliers, tilleuls…
- Il ne vit pas au sol et n’a pas de racines dans la terre.
- Il se nourrit en prélevant l’eau et les sels minéraux dans la sève de l’arbre grâce à de petits « suçoirs » appelés haustoria.
Hémiparasite : qu’est-ce que ça veut dire ?
On dit que le gui est hémiparasite, ce qui signifie :
- Parasite à moitié.
- Il prend à l’arbre l’eau et les minéraux dont il a besoin.
- Mais il fabrique lui-même son énergie grâce à la photosynthèse, puisqu’il possède des feuilles bien vertes.
Il dépend donc de son hôte… mais pas complètement.
Des baies blanches… très particulières
Ses baies sont blanches, collantes et toxiques pour l’être humain. Les oiseaux, eux, les digèrent très bien et dispersent les graines sur d’autres branches. La matière collante qui les compose s’appelle la viscine, et c’est elle qui permet au gui de se fixer.
Pourquoi du gui à Noël ou autre nouvel an ?
En hiver, alors que les arbres sont nus, le gui reste tout vert, parfaitement visible.
Comme il garde ses feuilles toute l’année, on le considérait autrefois comme un symbole :
- de vitalité,
- de renouveau,
- et même de vie éternelle.
C’est cette image d’une plante « vivante au cœur de l’hiver » qui lui a valu son association aux fêtes et aux traditions d’espoir.
Une plante utile… mais à surveiller
Un peu de gui n’est pas un problème pour un arbre, mais une infestation importante peut affaiblir l’hôte en lui volant trop de ressources. C’est pourquoi certaines tailles sont parfois nécessaires.