Aujourd’hui, je vous présente une espèce que je ne connaissais pas moi-même, découverte tout récemment.
Intrigué par son allure singulière, j’ai fait quelques recherches… et voici tout ce que j’ai appris sur cette fascinante araignée : la Dysdera sp., aussi appelée araignée chasseuse de cloportes
Identification et description
La Dysdera sp. appartient à la famille des Dysderidae. C’est une araignée facilement reconnaissable grâce à son corps trapu, son céphalothorax rouge brique et son abdomen gris argenté à brun clair.
Elle se distingue surtout par ses crochets (chélicères) impressionnants, longs et puissants, qui lui servent à percer la carapace dure des cloportes .
Sa taille varie entre 10 et 15 mm chez la femelle et 8 à 10 mm chez le mâle.
Habitat
La Dysdera aime les milieux sombres, frais et humides : sous les pierres, les écorces, les feuilles mortes ou les souches en décomposition
On peut la rencontrer aussi bien dans les forêts, les jardins, que parfois jusque dans les caves ou abris de jardin, où les cloportes abondent.
Régime alimentaire
Son menu préféré ? Les cloportes !
C’est d’ailleurs l’une des rares araignées spécialisées dans la chasse de ces crustacés terrestres.
Grâce à ses crochets puissants, elle parvient à transpercer leur exosquelette, injectant un venin qui les paralyse rapidement
Comportement et reproduction
La Dysdera est nocturne : elle sort à la tombée de la nuit pour chasser silencieusement.
Elle ne tisse pas de toile pour capturer ses proies, mais fabrique un petit abri de soie sous une pierre ou un tronc, où elle se repose et protège ses œufs .
La femelle pond au printemps, et reste très protectrice envers sa progéniture jusqu’à leur dispersion.
Distribution
On rencontre la Dysdera un peu partout en Europe, y compris en Belgique .
Certaines espèces du genre Dysdera sont plus méridionales, mais plusieurs vivent aussi sous nos latitudes, souvent passées inaperçues à cause de leur discrétion.
Petite précision utile
Malgré ses crochets impressionnants, la Dysdera n’est absolument pas dangereuse pour l’homme
Elle préfère fuir plutôt que d’attaquer, et sa morsure (très rare) n’a qu’un effet comparable à une petite piqûre d’ortie.
Voilà les amis, j’espère ne rien avoir oublié et vous avoir permis de découvrir un peu mieux cette curieuse et utile araignée qui partage nos sous-bois et jardins